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Parallèles // Conclusions = Le contraste dans la ville
juin 4, 2009, 2:22
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SOMMAIRE  des articles 

 1)   Dispositifs en contraste avec la ville :

 a) Le thème des parcs dans la ville

 DUISBURG, LE PARC DANS UNE VILLE FABRIQUÉE

 HARNES.BALADE AUTOUR DU LAGUNAGE

LAGOON SYSTEM  AT HARNES

 Le Parc Citroen_ par rapport au Parc de la Villette : une autre idée du divertissement.

 Qu’est-ce qu’un dispositif ?

 This is Tomorrow. Avant-gardes  et architecture contemporaine. (Parc de la Villette )

 QUATRIÈME CENTENAIRE DE LA VILLE DE SÃO PAULO: LE PARC IBIRAPUERA

 CITÉ DES ARTS ET DES SCIENCES –VALENCIA

 MIXED MESSAGES_ TERRACE CASCADE: ARTISTIC MANIPULATION

 JARDIN DES TAROTS

 IL GIARDINO DEI TAROCCHI

 b) Les parcs à thème ( ou l’architecture du divertissement )

 DES BOÎTES À SURPRISE!

 AMÉNAGER L’IMAGINAIRE

 UNE AUTRE ARCHITECTURE

 GENÈSE

 DES MODÈLES RÉDUITS

 2) Impacts et manifestations du divertissement sur le paysage de la ville et son architecture

DES IMPLANTATIONS CONTRASTÉES

 LE DIVERTISSEMENT AMÉRICAIN

UNIVERSAL CITY OU LA VILLE DU DIVERTISSEMENT

  CRÉER LE DIVERTISSEMENT OU ÉGAYER L’ARCHITECTURE?

 

3) Conclusion : Comment se définit le divertissement dans la ville  ?

 « J’appelle dispositif tout ce qui a, d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants. »  Giorgio Agamben

Le divertissement pourrait en effet, selon cette citation tirée du livre ‘Qu’est-ce qu’un dispositif ?‘ devenir ce dispositif architectural qui permettrait d’attirer l’attention de la population, de créer de nouveaux pôles dans la ville qui attirent et orientent les gens à travers leur quotidien. Pour parvenir à « capturer, orienter et intercepter » cette population, les architectes utilisent ainsi le contraste pour articuler ces dispositifs du divertissement dans la ville.

 Dès lors, suite aux divers exemples lus et observés, le contraste s’est défini dans la ville selon trois typologies différentes : par le programme, par la forme architecturale et par l’implantation de ce dispositif.

 

-Contraste par le programme, une pause dans la ville

 Le parc à thème a été dépeint comme étant un mélange de divertissements extrêmes, d’attractions et d’expériences étrangères à la ville, qui détonnent avec la routine quotidienne. Il s’agit d’un lieu où on peut relâcher les tensions. Le tout étant rendu possible par le programme même du divertissement qui se veut en contraste avec l’atmosphère de la ville.

 Son architecture permet donc un programme permettant de séparer ce lieu du divertissement du chaos environnant de la ville. Un contraste offert par l’atmosphère et par les activités proposées. Le divertissement est donc un dispositif capable de créer une certaine sociabilité, par la création d’endroits où les gens se rassemblent tous, comme un pôle d’attractivité dans la ville. Un noeud qui crée des espaces urbains multifonctionnels et publics.Ainsi, par l’exemple observé avec Disney, on constate qu’une rupture est créée entre le monde extérieur et celui qui est généré, le monde du rêve, de l’imaginaire.

 

 -Contraste par la forme, par l’architecture

 À travers les divers exemples du divertissement observés au cours du semestre, la forme du divertissement en est une qui est par son architecture même, bien spécifique et caractéristique, dans cette idée de vouloir faire de ce dispositif du divertissement un emblème, un icône facilement reconnaissable dans la ville pour le public. Une architecture facilement lisible, accessible à tous, d’où l’importance d’une architecture de contraste pour une typologie du divertissement. Elle est souvent peu en harmonie avec les bâtiments adjacents, plutôt introvertie et tournée vers son intérieur, reniant l’architecture qui l’entoure. D’où l’idée que le contraste génère sa forme architecturale et  que cette forme architecturale contrastée se concrétise souvent par l’emphase mise sur l’entrée, sur les enceintes puisqu’on veut signaler un monde distinct par un langage particulier de l’architecture.

 

 -Contraste par l’implantation

 Une implantation qui se définit souvent comme étant un territoire clos où les limites sont bien présentes, où le seuil entre le monde réel et le monde artificiel est bien signifié. Les parcs peuvent donc être  perçus comme étant des îles, puisqu’on ne s’y arrête qu’un certain temps pour se divertir.

 Dans le livre ‘Des mondes inventés’, on qualifiait d’ailleurs les lieux du divertissement comme  « des archipels de l’urbain contemporain ». Ces dispositifs s’implantent sans entretenir de véritables liens avec son environnement. Par son aspect distinct et isolé, l’île peut donc être vue comme la  typologie d’implantation idéale pour le divertissement.

 Dans Coney Island, l’île devient le lieu ultime proposant un contraste ( initialement par la nature proposé, la plage ) se métamorphosant plus tard en véritable antithèse de la nature opposée à la réalité artificielle de la nouvelle métropole. Une île est contraste parce qu’elle se détache de la ville, s’en exclue, autant par sa nature que par sa programmation.

 

4) Lien avec New York Delire : Quel parallèle établir entre la pensée du divertissement, telle que décrite dans le livre de Rem Koolhaas , et certains de ces projets ?

 Nous avons ainsi associé, à partir d’exemples tirés de l’œuvre de Koolhass, des dispositifs architecturaux qui pourraient s’apparenter aux trois thèmes du contraste mentionnés précédemment.

 Seattle Public Library, Seattle, 1999-2004  

(Contraste par son programme)

 Puisqu’entourée de tours à bureau, cette bibliothèque devient donc un programme où l’atmosphère est distincte et permet un temps d’arrêt avec ce qui l’entoure. Elle se définit donc comme un monde à part, exclue de la frénésie qui l’entoure.

 

 Koolhaas-Library9pop

Comme les images l’indiquent, les volumes intérieurs suivent littéralement le programme. De l’extérieur, il est possible d’identifier une fonction à chacun des éléments qui surgissent de la façade, à l’inverse des tours modernes environnantes où on ne peut rien attribuer aux façades qui deviennent plutôt anonymes et qui ne révèlent pas ce qui se passe à l’intérieur, car l’ensemble formel est identique. Le programme génère donc la forme et la forme s’impose donc, à travers les autres programmes identiques des tours, comme un contraste.

 Image 7Public Library

 

 

Casà da Musica, Porto, 2005.

 Contraste par son implantation, ses limites

 Comme nous l’avons fait ressortir précédemment, le parc à thème, par son implantation caractéristique, est souvent autosuffisant, indépendant de ce qui l’entoure parce qu’il tourne le dos en quelques sortes à la ville afin de pouvoir se définir autrement, en contraste. Toujours dans le livre ‘Les mondes inventés’, le parc à thème est comparé à un vaisseau spatial, qui vient se poser sur n’importe quelle friche urbaine ou terrain désert et qui affiche et enferme un autre monde, une nouvelle image.

 La Casa Musicà pourrait être l’exemple pour illustrer cette caractéristique du divertissement, où l’entrée est singulière, puisqu’elle se détache du sol  pour créer la distinction, pour générer un contraste quant à son implantation. L’entrée marque le passage vers un autre monde, vers une programmatique distincte incluant un auditorium, une salle de répétition, des restaurants et des boutiques. Sa forme globale est également en opposition avec son contexte , une architecture extra-terrestre.

casa musicaCasa_da_Musica_3_(Porto)

Image 3casa-da-musica



Des implantations contrastées
mai 12, 2009, 11:13
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Sun City, Arizona

Sun City, Arizona

Une ville américaine de 40000 habitants réservée aux retraités, sans école ni enfants, mais plusieurs terrains de golfs. Elle est protégée de l'extérieur par une enceinte et un accès contrôlé.

Une ville américaine de 40000 habitants réservée aux retraités, sans école ni enfants, mais plusieurs terrains de golfs. Elle est protégée de l'extérieur par une enceinte et un accès contrôlé.

« Contrairement à New York ou même à Chicago, Disneyland et Suncity ( la première communauté des retraités ) sont faciles à décoder et à lire. Tout est visible. L’exceptionnalité des lieux leur donne tout leur sens. Des murs naturels ou artificiels, permettent de séparer ces lieux du chaos environnant et mettent en évidence le calme ordonné. C’est l’utopie urbaine au coin de la rue, celle qui sert à la fois d’attraction touristique et qui vient confirmer que l’ouest est aussi une meilleure façon de vivre la ville. »

D’après ‘Utopies urbaines’ par Emmanuel Eveno-p.188



creativy city: parcs entre nature et artifice
mai 11, 2009, 12:31
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« Le musée est un des endroits qui fournit  la plus élevée idée de l’homme« : avec ces mots André Malraux synthétisait la fonction sociale et éducative du musée. Aujourd’hui musées, parcs archéologiques et naturalistes, écomusées et ville des sciences sont encore dispositif territoriaux formidables qui permettent de comprendre les identités et les vocations des communautés. En interprétant et en communiquant le passé et le présent ils amorcent étincelles d’avenir. Avec les premiers essais de parcs archéologiques ou naturalistes et puis avec les premiers exemples de musées éducatifs – et non seulement récipients de merveilles-, nous assistons dans les dernières décennies à une croissante expérimentation de nouvelles formes de la socialité aux us créatives des places pour la culture et le loisir. Les habitants de l’ouest opulent passent souvent de plus en plus une grande partie de leur temps à l’intérieur de « nouveaux endroits » – les parcs -, conçu pour contenir et stimuler les activités de jouissance des ressources culturelles et naturelles de la ville ou du territoire extra urbaine ; soit en termes de « patrimoines » (monuments, centres historiques, situés archéologiques, etc.) soit en termes de « activités » lié à l’expérience culturelle (du tourisme à la jouissance d’un spectacle théâtral, de l’écoute d’un concert à la visite d’une exposition). Les parcs archéologiques, les musées, les parcs thématiques, les théâtres et les cinémas, les salles pour concert ou les « villes de la musique », les médiathèque, les centres culturels, jusqu’à les nouvelles formes d’ « edutainment places« , (aujourd’hui endroits de l’amusement lié à l’éducation), sont les évidence les plus considérables des nouveaux centres, en demandant de fuir de l’isolement et de la localisation ponctuelle pour se rapporter en réseaux, pour constituer « armures culturelles » qui innervent le territoire européen ou nord-américain. Les musées sont universellement aujourd’hui entre les peu bâtiments reconnaissables dans les villes du troisième millénaire, et les parcs – urbains ou territoriaux-  ils assument une importance sans précédents dans la civilisation contemporaine: ils sont devenus les endroits de culte d’une nouvelle religion globale – la religion de la connaissance-  en les transformant non seulement en producteurs formidables d’économies lié à l’exposition, mais aussi à l’éducation, au commerce et à la restauration, jusqu’à devenir ils mêmes promoteurs et activateurs d’économies territoriales. Avec les première expériences d’Emscher Park comme grand projet territorial, nous assistons à projets de régénération urbaine fondés sur la dimension écologique, comme dans le cas du Greenwich Péninsule à Londres. Aujourd’hui les mutations de la ville contemporaine vers la société de l’expérience trouvent un champ d’expérimentation en endroits de la culture et de l’amusement, souvent initialement lié au commerce et successivement transformés en lieux de vie, à l’intérieur de lequel devient possible de vivre expériences différentes lié à la question de « culture urbaine ». La nouvelle était de l’accès on il marque pour l’assignation d’un complexe de valeurs sociales  -et de plus en plus souvent économiques-  à l’amusement et au loisir, c’est-à-dire pour la jouissance de ressources culturelles transformées en amusement. De la Déclaration d’Essen sur le rôle de l’industrie culturelle pour la régénération urbaine ils se sont faits en avant  beaucoup de pas, et aux endroits traditionnels pour la culture et le loisir ils se placer aux côtés, de plus en plus nombreux, les « grands magasins culturels »: grandes places – en plein air ou en récipients spécifiques – dans lequel les différentes déclinaisons de la culture viennent offres à l’univers des consommations culturelles, jeunes et pas. Nous sommes en train de nous remuer vers une société fondée sur la question de connaissance et de « expériences »: une société immergée de plus en plus dans le noosphère, dans un milieu dans lequel « apprendre, comprendre et participer » sont des valeurs diffuses de plus en plus. Les nouveaux parcs ne se lèvent pas seulement pour la tutelle de la culture ou de la nature, mais ce sont le produit de l’artificiel aussi: les grandes zones de la foire, les zones portuaires ou ferroviaires, les grandes zones industrielles partiellement délaissées ou en activité pleine, ils se proposent souvent de plus en plus comme parcs urbains qui offrent occasions de diffusion d’articulations thématiques spéciales de la culture:  architecturale, du livre, technologique, gastronomique, sportive, etc. Ils sont « endroit hybrides » capables d’assumer les formes multiples de l’expérience culturelle. « La science poussiéreuse des vieux musées ou la culture éloignée de l’archéologique-forteresse il ne réussit plus à communiquer », comme Vincenzo Cabianca écrit. Nous assistons par contre à une offre de nouvelle culture scientifique et humaniste, espèce de langages qu’ils rappellent l’art et le design, jeux à toucher, parcs intelligents qui exploitent toutes les séductions de l‘ «  edutainment ». Aux Etats-Unis, ces installations attirer environ 115 millions de visiteurs par an, tandis qu’en Europe, les parcs et les musées scientifiques appartenant au réseau d’Ec-site (800 sujets), en collaboration avec des centaines de petites installations, environ 100 millions de visiteurs ‘année. L’accès à l’éducation culturel et ambiant « on site »  est en train de devenir un des  droits primaire de la population:  en Grande-Bretagne, le gouvernement a par exemple, atteint l’objectif de douer chaque citadin d’un musée scientifique à moins d’une heure de mobil de sa maison. Les parcs thématiques, les musées de la science, les « sciences centres » proposent souvent de plus en plus une offre d’éducation informelle qui se complète avec le scolaire – parfois en la remplaçant-,  et en les proposant comme « centres de connaissance territorial », endroits d’interprétation des identités locales ou de la recherche scientifique. Les parcs et les musées, oscillants entre la nature et la didactique de l’artifice ils sont devenus une expérience sensorielle séduisante:  la nature devient expérience gastronomique ou art visuel, l’archéologie devient jeu, la science devient amusement à la conquête progressive d’un langage créateur et artistique. Architectes, designer et artistes viennent de plus en plus mobilisé souvent pour projeter les parcs, en fournissant occasions de projet pour l’architecture contemporaine, moments de stupeur et admiration pour le récipient combien pour le contenu. Ce ferment est digne de beaucoup d’attention. L’étage des parcs et le projet des musées et des services pour la jouissance culturelle ils consentent à l’architecture de retrouver sa veine expansivité, il consent à l’urbanisme de décliner sa capacité cognitive, interprétative et éducative. Les mutations et les hybridations entre nature et artifice ne sont jamais exemptées par réflexions critiques, parfois en produisant ombres longues d’ici lesquelles il se cache un excès de dévaluation de la culture ou une homologation qu’il humilie les diversités culturelles. De spécialistes et projeteurs nous utiliser ensuite la lumière de la raison pour rechercher le phénomène, en éliminant les ombres et en faisant ressauter la mission formative qui les parcs peuvent poursuivre dans la construction d’une société civile de plus en plus active dans les décisions  pour son avenir parce qu’informée et consciente, et non seulement distraite et allégée par les pensées. Les parcs thématiques doivent être apte à rendre « images de territoire » de lequel chaque visiteur voit, il apprend, il expérimente et il tire inspirations et stimulations pour la propre vie. Freeman Tilden écrivait en 1957 que les parcs doivent être projetés comme un récit qu’informe, entretienne et éclaire:  nous partons encore de cet engagement.



Le divertissement américain
mai 10, 2009, 9:44
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Alex Maclean est à la fois architecte, urbaniste et photographe de formation.  Son travail s’articule tel un catalogue de l’absurdité écologique américaine.  À l’aide de son hydravion, il parcourt les Etats-Unis à la recherche d’élément qui lui paraissent significatifs des comportements de ses contemporains.  Il nous présente l’évolution du territoire américain et des liens qu’il existe entre le paysage construit opposé au paysage naturel.  Ses livres exposent les contrastes entre la densité, la pollution, l’étalement urbain et la nature.   Tirées de son livre The Playbook, où il présente le divertissement à l’Américaine, ces photographies laissent apparaître le délire formel de ces constructions par leur matérialité et leur implantation dans le paysage américain.



Universal City ou la ville du divertissement
mai 8, 2009, 11:01
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'The entertainment capital of L.A' !

''The entertainment capital of L.A!' Universal City est une propriété de Universal Studios qui située dans la Vallée de San Fernando (Lors Angeles, Californie). Elle comprend le parc à thème Universal Studios Hollywood, un centre de loisirs (Universal Citywalk) , un centre de concerts et autres événements, le Gibson Amphitheatre et bien sûr les studios de la compagnie de cinéma.

Entrée de Universal City

Entrée de Universal City

Quand le divertissement affiche une allure fausse...

Quand le divertissement affiche une allure fausse...

 

Universal City Walk // District du divertissement et des attractions de Universal Studios

Universal City Walk // District du divertissement et des attractions de Universal Studios

Architecture+Cinéma+Artifice = Divertissement                                Waterworld : A Live Sea War Spectacular est une attraction située à Universal Studios à Hollywood, basée sur le film Waterworld de 1995. Il a été inauguré pendant l’année où le film a été mis à l’écran, film qui n’a pourtant pas remporté un succès aussi grand que cette attraction qui lui est associée. Les sièges de l'auditoire sont en mouvement, allant de haut en bas pour reprendre les secousses et ceux de l’avant sont même susceptibles d’être trempés, pour ajouter un peu de vrai au faux. Le spectacle constitue en fait un court résumé du film, axé principalement sur l’atterrissage en mer et constitue peut-être la preuve que le divertissement, dans sa dimension interactive et physique, est plus attrayant que l’image 2D ? Ou que la courte durée, enrichie par l’idée d’un artificiel reconstitué sous nos yeux, l’emporte sur les effets spéciaux confinés derrière l’écran ?

Architecture+Cinéma+Artifice = Divertissement Waterworld : A Live Sea War Spectacular est une attraction située à Universal Studios à Hollywood, basée sur le film Waterworld de 1995. Il a été inauguré pendant l’année où le film a été mis à l’écran, film qui n’a pourtant pas remporté un succès aussi grand que cette attraction qui lui est associée. Les sièges de l'auditoire sont en mouvement, allant de haut en bas pour reprendre les secousses et ceux de l’avant sont même susceptibles d’être trempés, pour ajouter un peu de vrai au faux. Le spectacle constitue en fait un court résumé du film, axé principalement sur l’atterrissage en mer et constitue peut-être la preuve que le divertissement, dans sa dimension interactive et physique, est plus attrayant que l’image 2D ? Ou que la courte durée, enrichie par l’idée d’un artificiel reconstitué sous nos yeux, l’emporte sur les effets spéciaux confinés derrière l’écran ?

 



Créer le divertissement ou égayer l’architecture?
mai 3, 2009, 3:14
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Vue Aérienne

Vue Aérienne

Contraste dans la ville

Divertissement intériorisé

Divertissement intériorisé

Contraste dans la ville

Jon Jerde est un architecte américain basé en Californie du Jerde Partnership, étant principalement reconnu pour la conception de centres commerciaux innovateurs ( et architecte entre autres du projet de Universal City… à suivre)

C’est en fait en 1977 que Jon Jerde veut se distinguer des architectes plus conventionnels se concentrant davantage sur les formes architecturales, lui envisageant davantage l’architecture comme dispositif capable de créer une certaine sociabilité, par la création d’endroits mémorables où les gens pourraient se rassembler et éprouver un certain esprit de communauté. Cette vision particulière continue d’alimenter le travail de la firme encore aujourd’hui. Leurs projets intègrent donc la vie publique selon eux de par la mise en place et la conception de magasins, de parcs, de restaurants, de divertissement, d’hébergement et de nature dans et engendrant ainsi la création d’espaces urbains multifonctionnels et publics.

 Le premier projet s’inscrivant dans cette nouvelle vision fut le Horton Plaza Center, dans le centre-ville San Diego (1977), dans le but de revitaliser son centre-ville. Ce projet fut d’ailleurs un départ radical dans la redéfinition de centres commerciaux par Jon Jerde, une conception hautement différente de l’idée traditionnelle déjà connue dans les périphéries urbaines. Il se définit donc comme une nouvelle zone urbaine misant à apporter une grande clientèle de visiteurs et de commerces ‘derrière la ville’, soit au centre même de l’îlot.

 Il s’agit en fait d’un centre commercial extérieur, avec un passage principal orienté de façon obique par rapport au réseau viaire et ancré par d’autres grands et importants commerces (Nordstrom’s & Macy’s), à un Hôtel Westin, et au Théâtre Balboa. Y est donc combiné plusieurs magasins, restaurants, cinémas, théâtres extérieurs, hôtels et bureaux au sein d’une rue piétonne, établissant ainsi une nouvelle connectivité au cœur de la ville. L’espace est rythmé par de longues rampes à sens unique et par des parapets et colonnades originales. Cette architecture contraste donc avec l’idée préconçue des centres commerciaux d’autant plus qu’elles arborent des couleurs festives, en contraste avec l’architecture des magasins ternes et monochromes de cette époque. Les critiques l’ont  d’ailleurs décrit comme étant toutefois peu en harmonie avec les bâtiments adjacents, trop tournée vers son intérieur pourtant extérieur, vers sa proche architecture, reniant l’architecture qui l’entoure. Elle a toutefois attiré 25 millions de personnes dès sa première année et en 2004, elle continuait d’avoir les plus hautes ventes de San Diego par pied carré.



Des modèles réduits
avril 11, 2009, 7:16
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Une imitation miniaturisée de la ville

Une imitation miniaturisée de la ville

Des mondes inventés – Les Parcs à Thèmes   Anne-Marie Eyssartel & Bernard Rochette

Éditions de la Villette, 1992,  Paris ( Chapitre : Microcosme d’une ville )

Des modèles réduits : Où l’on dépeint l’organisation du parc à thème comme une image réduite du monde et de la société.

 D’abord, par leur emprise au sol, par la complexité de leur organisation, par le caractère multifonctionnel de ses constituants, offrant services et équipements pour une certaine concentration de population, nous permettent d’établir ce parallèle.

 « Les parcs entretiennent avec la ville un rapport qui n’est pas seulement métaphorique. Ne dit-on pas de Disney qu’il est passé de la ‘ville-jouet’ à la ville tout court ? » p.97

 Donc, le parc comme microcosme d’une ville, mais artificielle. Un décor urbain réel, mais une urbanité fausse et éphémère. Une ville en trompe l’œil, où tout est prévu, programmé, décidé pour assurer son bon fonctionnement et gérer ces flux d’achalandage.

Bien que les parcs à thèmes soient des mondes de l’imaginaire et de la féerie, ils se doivent d’obéir à des règles rationnelles pour subsister, règles qui doivent toutefois demeurer dissimulées pour ne pas rompre la magie, pour faire persister l’idée d’un monde différent, contrastant avec la métropole de tous les jours. Car même s’ils comprennent des espaces commerciaux, la notion de travail doit se réincarner en attraction en soi.

 Souvent, cette zone commerciale s’organise d’ailleurs souvent autour d’une artère commerciale, dite Main Street, comme dans le cas d’une vraie ville et qui divise de la même façon l’espace urbain en quartiers et dans le cas ces parcs à thème, plutôt en thématiques. Il est à l’intersection entre l’industrie des loisirs, l’industrie de la culture et du tourisme.

 On en vient même à comparer le parc d’attractions d’aujourd’hui à une ville nouvelle se situant souvent près d’une zone achalandée et à proximité des transports principalement privés si l’on pense à l’impact des voies autoroutières adjacentes à ces aménagements. Un parc à thème comme un vaisseau spatial, qui peut venir se poser sur n’importe quelle friche urbaine ou terrain désert et qui affiche et enferme un autre monde, une nouvelle image.