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Le divertissement américain
mai 10, 2009, 9:44
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Alex Maclean est à la fois architecte, urbaniste et photographe de formation.  Son travail s’articule tel un catalogue de l’absurdité écologique américaine.  À l’aide de son hydravion, il parcourt les Etats-Unis à la recherche d’élément qui lui paraissent significatifs des comportements de ses contemporains.  Il nous présente l’évolution du territoire américain et des liens qu’il existe entre le paysage construit opposé au paysage naturel.  Ses livres exposent les contrastes entre la densité, la pollution, l’étalement urbain et la nature.   Tirées de son livre The Playbook, où il présente le divertissement à l’Américaine, ces photographies laissent apparaître le délire formel de ces constructions par leur matérialité et leur implantation dans le paysage américain.



Des modèles réduits
avril 11, 2009, 7:16
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Une imitation miniaturisée de la ville

Une imitation miniaturisée de la ville

Des mondes inventés – Les Parcs à Thèmes   Anne-Marie Eyssartel & Bernard Rochette

Éditions de la Villette, 1992,  Paris ( Chapitre : Microcosme d’une ville )

Des modèles réduits : Où l’on dépeint l’organisation du parc à thème comme une image réduite du monde et de la société.

 D’abord, par leur emprise au sol, par la complexité de leur organisation, par le caractère multifonctionnel de ses constituants, offrant services et équipements pour une certaine concentration de population, nous permettent d’établir ce parallèle.

 « Les parcs entretiennent avec la ville un rapport qui n’est pas seulement métaphorique. Ne dit-on pas de Disney qu’il est passé de la ‘ville-jouet’ à la ville tout court ? » p.97

 Donc, le parc comme microcosme d’une ville, mais artificielle. Un décor urbain réel, mais une urbanité fausse et éphémère. Une ville en trompe l’œil, où tout est prévu, programmé, décidé pour assurer son bon fonctionnement et gérer ces flux d’achalandage.

Bien que les parcs à thèmes soient des mondes de l’imaginaire et de la féerie, ils se doivent d’obéir à des règles rationnelles pour subsister, règles qui doivent toutefois demeurer dissimulées pour ne pas rompre la magie, pour faire persister l’idée d’un monde différent, contrastant avec la métropole de tous les jours. Car même s’ils comprennent des espaces commerciaux, la notion de travail doit se réincarner en attraction en soi.

 Souvent, cette zone commerciale s’organise d’ailleurs souvent autour d’une artère commerciale, dite Main Street, comme dans le cas d’une vraie ville et qui divise de la même façon l’espace urbain en quartiers et dans le cas ces parcs à thème, plutôt en thématiques. Il est à l’intersection entre l’industrie des loisirs, l’industrie de la culture et du tourisme.

 On en vient même à comparer le parc d’attractions d’aujourd’hui à une ville nouvelle se situant souvent près d’une zone achalandée et à proximité des transports principalement privés si l’on pense à l’impact des voies autoroutières adjacentes à ces aménagements. Un parc à thème comme un vaisseau spatial, qui peut venir se poser sur n’importe quelle friche urbaine ou terrain désert et qui affiche et enferme un autre monde, une nouvelle image.