Classé dans : Uncategorized | Mots-clefs: Centre commercial, contraste, Divertissement

Vue Aérienne

Divertissement intériorisé

Contraste dans la ville
Jon Jerde est un architecte américain basé en Californie du Jerde Partnership, étant principalement reconnu pour la conception de centres commerciaux innovateurs ( et architecte entre autres du projet de Universal City… à suivre)
C’est en fait en 1977 que Jon Jerde veut se distinguer des architectes plus conventionnels se concentrant davantage sur les formes architecturales, lui envisageant davantage l’architecture comme dispositif capable de créer une certaine sociabilité, par la création d’endroits mémorables où les gens pourraient se rassembler et éprouver un certain esprit de communauté. Cette vision particulière continue d’alimenter le travail de la firme encore aujourd’hui. Leurs projets intègrent donc la vie publique selon eux de par la mise en place et la conception de magasins, de parcs, de restaurants, de divertissement, d’hébergement et de nature dans et engendrant ainsi la création d’espaces urbains multifonctionnels et publics.
Le premier projet s’inscrivant dans cette nouvelle vision fut le Horton Plaza Center, dans le centre-ville San Diego (1977), dans le but de revitaliser son centre-ville. Ce projet fut d’ailleurs un départ radical dans la redéfinition de centres commerciaux par Jon Jerde, une conception hautement différente de l’idée traditionnelle déjà connue dans les périphéries urbaines. Il se définit donc comme une nouvelle zone urbaine misant à apporter une grande clientèle de visiteurs et de commerces ‘derrière la ville’, soit au centre même de l’îlot.
Il s’agit en fait d’un centre commercial extérieur, avec un passage principal orienté de façon obique par rapport au réseau viaire et ancré par d’autres grands et importants commerces (Nordstrom’s & Macy’s), à un Hôtel Westin, et au Théâtre Balboa. Y est donc combiné plusieurs magasins, restaurants, cinémas, théâtres extérieurs, hôtels et bureaux au sein d’une rue piétonne, établissant ainsi une nouvelle connectivité au cœur de la ville. L’espace est rythmé par de longues rampes à sens unique et par des parapets et colonnades originales. Cette architecture contraste donc avec l’idée préconçue des centres commerciaux d’autant plus qu’elles arborent des couleurs festives, en contraste avec l’architecture des magasins ternes et monochromes de cette époque. Les critiques l’ont d’ailleurs décrit comme étant toutefois peu en harmonie avec les bâtiments adjacents, trop tournée vers son intérieur pourtant extérieur, vers sa proche architecture, reniant l’architecture qui l’entoure. Elle a toutefois attiré 25 millions de personnes dès sa première année et en 2004, elle continuait d’avoir les plus hautes ventes de San Diego par pied carré.
Classé dans : Uncategorized | Mots-clefs: Angleterre, architecture littorale, Éphémérité, contraste, univers clos

Central Pier, Blackpool Pleasure Beach, Angleterre

Vue aérienne de l'aménagement de Blackpool Pleasure Beach, Angleterre
Fred GRAY, Designing the seaside_Architecture, Society and Nature, London, Reaktion Books, 2006 (Chapitre 9 : Pavilions and Amusements Parks)

Central Pier, Blackpool Pleasure Beach, Angleterre

Vue aérienne de l'aménagement de Blackpool Pleasure Beach, Angleterre
La Grande-Bretagne et l’influence de Coney Island
Les aménagements en bord de mer sont des développements bien caractéristiques, qui révèlent une relation intéressante entre la nature et la ville, entre le naturel et l’artificiel, puisqu’à la limite entre ces deux entités distinctes. L’architecture littorale, qui se révèle souvent comme étant resort, station balnéaire ou parc d’amusements sont toutefois pur artifice, surtout en ce qui a trait à la dernière catégorie où l’architecture qui le caractérise se démontre comme un autre monde, un univers clos où les limites sont plutôt définies et rigides. Il s’agit d’une forme urbaine bien spécifique et caractéristique, souvent multifonctionnelle et qui permet ainsi une diversité d’usages, une diversité de pavillons qui, regroupés et aménagés entre eux, créent un territoire clos où les limites sont bien présentes, où le seuil entre le monde réel et le monde artificiel est bien signifié et mise en valeur, d’où l’importance accordée aux entrées, aux enceintes de ce mondes à part. Un monde distinct par son langage particulier de son architecture qui puisent dans des styles et thèmes historiques, qui puise dans le passé pour les appliquer au futur. Donc, une juxtaposition intéressante entre une architecture inspirée du passé et un parc qui tire profits des nouvelles technologies dans ses attractions.
C’est ainsi que Coney Island est perçu aussi comme un monde clos, un mélange de divertissements extrêmes, d’attractions exotiques et étrangères à la ville, stimulateurs de sens qui détonne avec la ville de tous les jours. Un territoire pour relâcher les tensions liées de la routine rendu possible par l’élaboration de jeux d’enfants à grande échelle et par l’allégement des conventions sociales, preuves du contraste avec l’atmosphère la ville.
Coney Island eu une influence qui alla au-delà de l’Amérique et dont les effets se sont ressentis jusque sur les côtes anglaises à partir de la fin du dix-neuvième siècle (Margarate’s Dreamland et BlackPool Pleasure Beach ).
L’historique des parcs d’attractions à travers le temps démontrent toutefois leur nature plutôt éphémère. Bien qu’ils connaissent un développement assez rapide, leur apogée peut prendre fin tout aussi rapidement qu’elle est apparue, comme le témoigne également d’ailleurs Coney Island avec les incendies ravageurs ou simplement la perte d’intérêts à long terme des visiteurs. L’architecture et l’attrait peuvent devenir bien vite désuets. L’architecture des loisirs devient donc un paysage contesté qui apparaît rapidement dégradé, négligé et déchu. Toutefois, cette précarité permet ainsi à ces territoires et aménagements de devenir les lieux des nouvelles innovations, des surfaces d’explorations pour la nouveauté au fil des ans, du dix-neuvième siècle à aujourd’hui.
Comment structurer alors les bords de mers, à la limite entre la nature et la ville, mais s’exprimant néanmoins comme un artifice en soi, en évitant la trop rapide désuétude?