Classé dans : Uncategorized | Mots-clefs: Angleterre, architecture littorale, Éphémérité, contraste, univers clos

Central Pier, Blackpool Pleasure Beach, Angleterre

Vue aérienne de l'aménagement de Blackpool Pleasure Beach, Angleterre
Fred GRAY, Designing the seaside_Architecture, Society and Nature, London, Reaktion Books, 2006 (Chapitre 9 : Pavilions and Amusements Parks)

Central Pier, Blackpool Pleasure Beach, Angleterre

Vue aérienne de l'aménagement de Blackpool Pleasure Beach, Angleterre
La Grande-Bretagne et l’influence de Coney Island
Les aménagements en bord de mer sont des développements bien caractéristiques, qui révèlent une relation intéressante entre la nature et la ville, entre le naturel et l’artificiel, puisqu’à la limite entre ces deux entités distinctes. L’architecture littorale, qui se révèle souvent comme étant resort, station balnéaire ou parc d’amusements sont toutefois pur artifice, surtout en ce qui a trait à la dernière catégorie où l’architecture qui le caractérise se démontre comme un autre monde, un univers clos où les limites sont plutôt définies et rigides. Il s’agit d’une forme urbaine bien spécifique et caractéristique, souvent multifonctionnelle et qui permet ainsi une diversité d’usages, une diversité de pavillons qui, regroupés et aménagés entre eux, créent un territoire clos où les limites sont bien présentes, où le seuil entre le monde réel et le monde artificiel est bien signifié et mise en valeur, d’où l’importance accordée aux entrées, aux enceintes de ce mondes à part. Un monde distinct par son langage particulier de son architecture qui puisent dans des styles et thèmes historiques, qui puise dans le passé pour les appliquer au futur. Donc, une juxtaposition intéressante entre une architecture inspirée du passé et un parc qui tire profits des nouvelles technologies dans ses attractions.
C’est ainsi que Coney Island est perçu aussi comme un monde clos, un mélange de divertissements extrêmes, d’attractions exotiques et étrangères à la ville, stimulateurs de sens qui détonne avec la ville de tous les jours. Un territoire pour relâcher les tensions liées de la routine rendu possible par l’élaboration de jeux d’enfants à grande échelle et par l’allégement des conventions sociales, preuves du contraste avec l’atmosphère la ville.
Coney Island eu une influence qui alla au-delà de l’Amérique et dont les effets se sont ressentis jusque sur les côtes anglaises à partir de la fin du dix-neuvième siècle (Margarate’s Dreamland et BlackPool Pleasure Beach ).
L’historique des parcs d’attractions à travers le temps démontrent toutefois leur nature plutôt éphémère. Bien qu’ils connaissent un développement assez rapide, leur apogée peut prendre fin tout aussi rapidement qu’elle est apparue, comme le témoigne également d’ailleurs Coney Island avec les incendies ravageurs ou simplement la perte d’intérêts à long terme des visiteurs. L’architecture et l’attrait peuvent devenir bien vite désuets. L’architecture des loisirs devient donc un paysage contesté qui apparaît rapidement dégradé, négligé et déchu. Toutefois, cette précarité permet ainsi à ces territoires et aménagements de devenir les lieux des nouvelles innovations, des surfaces d’explorations pour la nouveauté au fil des ans, du dix-neuvième siècle à aujourd’hui.
Comment structurer alors les bords de mers, à la limite entre la nature et la ville, mais s’exprimant néanmoins comme un artifice en soi, en évitant la trop rapide désuétude?